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Écrit par Manuel Posté le
Les sportifs d’eau vive ont enfin leur marque
Pendant que d’autres disciplines outdoor faisaient leur révolution textile, les sports d’eau vive regardaient passer la vague… Mais dans le Doubs, terre de rivières et de lacs, Dylan De Crignis a décidé de changer la donne. Avec sa marque Stroom, il développe des vêtements pensés par et pour une communauté de pratiquants en plein essor.
Avant Stroom, sur le marché des sports d’eau vive, c’était, pour ainsi dire, le calme plat. Les pratiquants de kayak, d’aviron, mais surtout de stand up paddle, de dragon boat ou de nage en eau libre devaient composer avec une offre limitée. Quelques marques spécialisées existaient bien mais essentiellement positionnées sur l’aviron et le kayak. Quant aux gammes proposées, elles reposaient encore largement sur des coupes unisexes héritées d’une époque où ces disciplines étaient majoritairement masculines.
Les oubliés de l’outdoor
C’est de ce constat qu’est née Stroom. Ou plutôt d’un agacement de pratiquant. Celui de Dylan De Crignis, ingénieur mécanique et entrepreneur depuis une dizaine d’années, également rameur passionné à ses heures. « Je ne trouvais tout simplement pas les équipements dont j’avais besoin en aviron. Après des années à concevoir des produits pour les autres, j’ai eu envie de créer mon projet, quelque chose qui fasse écho à ma passion pour le sport, la nature et l’exploration », raconte-t-il. En cherchant à améliorer son confort à bord de son bateau, il conçoit son premier coussin d’assise. Puis, en observant le marché, il mesure l’écart avec le vélo, le trail ou les sports de montagne, qui ont vu émerger de nouveaux textiles et des équipements toujours plus techniques. « Il y avait pas mal de choses pour les compétiteurs de sports d’eau vive mais les pratiquants de loisirs, de plus en plus nombreux, étaient mis de côté… et surtout les femmes. » Pourtant, les besoins sont bien réels : protection contre le froid, résistance aux UV, liberté de mouvement ou encore confort lors des longues sorties.
Le projet prend forme fin 2024. Dylan esquisse des logos, dessine ses premiers produits et cherche un nom. “Stroom” s’impose rapidement, un mot néerlandais évoquant le courant, le flux et le mouvement de l’eau. Début 2025, il compose sa première gamme, contacte des industriels et part à la recherche de financements.
Construire la marque avec les pratiquants
Un an plus tard, Dylan De Crignis la commercialise sur internet avec plusieurs références dédiées à son sport de prédilection : combinaisons techniques, vêtements thermiques, claquettes, protège-mollets, tenues avant et après l’effort, ainsi qu’un maillot de bain conçu pour la nage en eau froide.
Si l’aviron a servi de point de départ, l’ambition de Stroom dépasse largement les seuls rameurs. Les autres disciplines d’eau vive sont déjà dans le viseur. Pour développer ses produits, Dylan De Crignis s’appuie sur une communauté de pratiquants qui testent les prototypes et participent aux choix techniques. Côté production, près de 85 % des produits sont réalisés en France.
L’engouement des premiers utilisateurs conforte Dylan dans ses choix. Derrière Stroom, on trouve un réseau très local de photographes, graphistes, sportives et partenaires régionaux mobilisés autour du projet. Une belle aventure née dans le Doubs qui entend désormais équiper tous ceux qui ont choisi l’eau comme terrain de jeu.
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