À propos de l'auteur.e
Dans le silence minéral de la vallée de la Loue, le prieuré de Mouthier-Haute-Pierre se dresse à nouveau après sept années d’une restauration menée par François Guillin et son épouse Christine. Monument historique longtemps oublié, il témoigne aujourd’hui de ce que l’amour du patrimoine et des métiers d’art peut accomplir. Un chantier hors normes, autofinancé et une renaissance qui rejaillit sur tout un village.

Lorsqu’on entre dans la cour du prieuré, une chose frappe immédiatement : le calme. Un calme presque sacré qui semble émaner des pierres elles-mêmes. L’endroit est somptueux, rien n’a été laissé au hasard. Pourtant, il y a peu, l’édifice n’était qu’un corps blessé, délaissé par ses anciens propriétaires découragés par l’ampleur des travaux… et leur coût. Jusqu’à ce jour de 2017, où deux enfants du pays ont décidé de le relever, pierre par pierre.
7 ans d’une œuvre d’orfèvre
Originaire de Mouthier-Haute-Pierre, François Guillin a grandi à l’ombre du prieuré. Pour le fondateur de Guillin Emballages, amoureux du patrimoine et passionné d’art, il était impensable de laisser cet ensemble du 9e siècle tomber dans l’oubli. Avec son épouse, ils rachètent l’intégralité du site, menacé par une vente à la découpe. Pendant sept ans, tous deux s’investissent dans ce chantier titanesque de 2 500 m² de bâtiments et de jardins (7 500 m2). Un travail d’orfèvre, confié exclusivement à des artisans locaux : Anthony Mercier (ferronnerie d’art), Emmanuel Roussel et Juliette Rollier Handelmann (restauration de tableaux), Alain Jeannin et Vincent Deniset (Ébénistes), Amelie Jost (restauration vitraux), Martinenghi (charpente-menuiserie), Machet agencement, Simon Boichard (peinture), Frédéric Allemand (métallerie), Jean Sanchez et Ent. Gigouley (maçonnerie et restauration), Émeric Bardot (menuiserie en corten)… « Ça a coûté de l’amour », confie pudiquement François Guillin lorsqu’on lui parle d’argent. Un mécénat à l’ancienne, comme il en existait autrefois.
Un lieu de mémoire, d’art et de silence
Au-delà de sa vocation patrimoniale, le prieuré est aussi un geste artistique. Dans l’ancien logement des prieurs, deux niveaux accueillent désormais les toiles de peintres comtois des 19e et 20e siècles. Autour : salles de théâtre et de séminaire, espace événementiel, bar… et bientôt quelques chambres. Un lieu d’accueil, de culture et de contemplation. Même sans être initié, prenez juste le temps de vous asseoir et d’écouter le silence. On entre ici comme on entrerait en retraite, même sans le vouloir. Comme si les siècles veillaient encore
Le Prieuré de Mouthier-Haute-Pierre
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